lundi 24 novembre 2014

Adorer en esprit et en vérité





Chers lecteurs et chères lectrices de ce blog,

Le cycle de leçons sur la méditation et la prière Chrétienne est terminé. En fait chaque leçon n'a fait que reprendre la même idée sous différents angles. Dans la voie du Zen, tous les Koans pointent vers la même direction, à la manière du doigt qui montre la lune. Ne nous trompons pas, ce n'est pas le doigt qui est important.

L'éveil de l'illusion est le seul objet de prière qui puisse vraiment nous satisfaire afin que nous n'ayons plus jamais faim ni soif... Ce à quoi nous aspirons spontanément n'est pas le "temporel" mais l'"eternel"... Seul ce qui est permanent est important car tout le reste en dépend. L'harmonie de notre vie quotidienne dépend totalement de l'état de conscience dans lequel nous nous trouvons à chaque instant : vivre "Reliés" ou pas, voilà la question...

Prier c'est donc avant tout retrouver au fond de nous la voie notre véritable origine. Remonter à notre état 100% inconditionné c'est voir enfin les choses commes elles sont et réaliser soudain que nous n'avons jamais cessé de vivre dans l'Eternel Présent. C'est d'une évidence aussi claire que le fait que les poissons vivent dans l'eau...Inutile de chercher autre chose ou de lutter contre nous-mêmes, nous sommes déjà et à jamais l'incarnation du VERBE vivant et son unique canal d'expression. Rien ni personne ne peut nous dépouiller de ce privilège.

Lorsque nous prions le NOTRE PERE, c'est en fait à nous que nous nous adressons. Pas le "nous" illusoire créé par notre histoire et notre éducation mais le nous profond, le vrai "nous" qui vit dans l'éternité au delà du langage et en-deça de tous nos actes ("Ce n'est pas moi qui vis mais le Christ qui vit en moi")

Dire "Que ta volonté soit faite" signifie en fait "Que MA/NOTRE volonté soit faite"..
Nous ne pouvons pas prier pour moins sans renier notre origine.
Issus de la Source nous vivons dans "son amour". "

Vivre dans l'amour" cela signifie simplement vivre dans dans l'appartenance, dans la sécurité, dans la fusion. Inutile de faire des efforts pour aimer. L'eau et la rivière sont à jamais UN. Nous sommes cela même que l'on nomme "Amour" faute de meilleur mot...De la même manière qu'une bougie n'a pas besoin de s'efforcer de briller puisqu'elle est brillance elle même, NOUS SOMMES LE POUVOIR DE L'AMOUR, nous exprimons LA Brillance du Verbe, avec en prime la liberté totale qui nous est donnée de choisir nos mots et nos idées. Seule contrainte implacable qui en découle, celle de devoir assumer directement les conséquences de nos paroles et de nos pensées.

"Soyez féconds et prolifiques, remplissez la terre et dominez-la."
Le récit biblique de ce rituel initial, à travers lequel le Créateur suprême attribue à ses descendants le pouvoir total sur le monde "sensible" (la terre), définit clairement notre autorité. L'assumer pleinement permet à l'activité de Dieu de s'ex-primer pleinement à travers nous. 

Le plus gros du travail spirituel, sa difficulté, n'est pas d'atteindre à un état de réalisation que nous n'aurions pas déjà, c'est juste de nous rappeler sans cesse que nous sommes depuis toujours "réalisés" et que ce sont nos "oeuvres" qui constituent l'expression de "la Gloire Divine".

Lorsque dans le Nouveau Testament, Jésus déclare : "Je suis le chemin, la vérité et la vie", il ne parle pas au nom de l'humain Jésus mais au nom du JE, le principe éternel d'identité qui transcende le temps et l'espace qui réside en chacun de nous. C'est un rappel à nous mêmes.

En fait, la "quête spirituelle", les sanctuaires et les idoles qui les décorent sont la source de tous nos maux. Il n'y a pas d'autre destination que là où nous sommes, pas d'autre temple que notre conscience et pas d'autre Jérusalem que notre ceur. Nous sommes le centre du mandala et les couleurs qui le composent à chaque instant sont celles de nos états intérieurs.

Je terminerai en citant ce passage qui exprime à sa manière le message central de ce blog. Il est tiré du célèbre dialogue entre Jésus et la Samaritaine :

''Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es un prophète. Nos pères ont adoré sur cette montagne et vous, vous affirmez qu'à Jérusalem se trouve le lieu où il faut adorer.'' Jésus lui dit : ''Crois-moi, femme, l'heure vient où ce n'est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas... Mais l'heure vient, elle est là, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; tels sont, en effet, les adorateurs que cherche le Père. Dieu est esprit et c'est pourquoi ceux qui l'adorent doivent adorer en esprit et en vérité.''  

Sans équivoque, n'est-ce pas?

Vous pouvez me suivre sur un nouveau blog : http://vousetesdesdieux.blogspot.jp/

Dans la Paix au delà de toute compréhension.

mercredi 5 novembre 2014

Leçon 14 : "JE SUIS"



Prier, avant tout, ce n'est pas demander et ce n'est pas se plaindre ou faire appel à de la pitié. Le "Principe Créateur" n'attend pas en nous un acte de soumission. En fait, il n'attend rien puisque nous sommes libres, totalement libres. Dans la pièce où nous vivons il y a une prise de courant et nous sommes libres de l'utiliser ou pas...

"Je ne suis pas venu pour juger le monde mais pour lui apporter la liberté".

Le "libre arbitre", c'est cela : la possibilité de choisir de se brancher ou pas. C'est en fait une image, car il n'y a pas de prise, pas de pièce et nous "sommes" à la fois tout cela. On ne peut pas ne pas être "branché". Dire "JE SUIS" ou simplement "ETRE", c'est la manifestation de l'IDENTITE. C'est reconnaître que je suis à la fois la prise, le fil, le courant, la lampe et en plus, tous les potentiels que je veux bien être. Je ne peux pas ne pas être puisque ce qui n'est pas n'a pas d'existence. Etre, c'est donc toujours manifester le divin.

Prier pour demander, même pour demander "Dieu", pour demander le pardon, pour demander la foi, c'est  une "ANTI PRIERE". C'est évident n'est-ce pas? Peut-on imaginer le CREATEUR prier le CREATEUR de se révéler lui même...? Quelle perte de temps. Non seulement une perte de temps mais une perte de pouvoir, une perte de SENS...

Revenons à ce par quoi nous avons commencé, au tout début, à la Création :

« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.
Elle était au commencement avec Dieu.
Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle.
En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.
La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point absorbée. »

Le langage est un paradoxe. Ils permet à la fois de créer et d’égarer. Le mot « parole » dans la Bible désigne « LE LOGOS » c’est à dire l’esprit des mots, le pouvoir qu’ils contiennent. Lorsque nous lisons le récit de la « Génèse » dans le texte Biblique, nous ne devons pas nous demander : « Est-ce que c’est vrai ? », « Est ce que ça c’est vraiment passé comme ça ? » .

« Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
Or, la terre était alors informe et vide. Les ténèbres couvraient l’abîme, et l’Esprit de Dieu planait au-dessus des eaux.
Et Dieu dit alors :
Que la lumière soit !
Et la lumière fut. »

C’est l’illustration pratique de l’idée reprise plus tard dans l’Evangile de Jean :

« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. »

Ce sont les travaux pratiques de Dieu et nos propres travaux pratiques : LE LOGOS en action. Si Dieu avait prié comme nous le faisons en général, la création aurait avorté. Or la création ne peut pas avorter. Elle peut juste s’ignorer elle-même. C’est ce que nous avons fait depuis si longtemps. Cette errance a généré tous nos problèmes, toutes nos souffrances, toutes nos culpabilités, toutes nos guerres de religions, toutes nos peurs et tous nos fantasmes cataclysmiques :

« Notre Père, que ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel,
que ton règne arrive »

Prier c’est se réveiller!
C’est arrêter de se plaindre, de se lamenter. Prier c’est reconnaître Dieu et se reconnaître enfin après des Eons d’errance « Que la lumière soit ! » La prière est la mise en oeuvre du pouvoir du LOGOS et le Logos est expression, expression d’un acte d’amour, d’un acte de foi. C’est l’expression d’une expansion. Il n’y a aucune limite à notre volonté. Il n’y a pas de mal. Juste un rayon de lumière qui traverse l’espace, un pouvoir créateur que chacun de nous incarne à sa manière unique, précieuse :

« JE SUIS »

C’est la prière suprême. Et chaque mot qui sort de notre bouche, chaque pensée qui sort de notre esprit contient tout le POUVOIR que nous a légué notre SENIOR, notre PERE, ce principe que Jésus Christ appelle « ABBA! » avant de rendre l’âme. « ABBA » veut dire « PAPA » en araméen…c'est dire à quel point la filiation est étroite et forte.

Quel est l'amour que nous sommes capables de ressentir lorsque nous disons « PAPA »? Tout enfant qui naît porte en  sait sans doute d'instinct beaucoup plus que nous de cette capacité d’Amour, de FOI, d'ouverture. C’est la raison pour laquelle il est écrit :

« Si vous ne redevenez pas comme de petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume du Père ».

Nous avons presque tous perdu cette simplicité. Nos "Parents terrestres" nous ont souvent fait perdre le sens de ce que doit être un vrai rapport de filiation.

Car avant tout, le Royaume du Père, c’est un royaume d’amour.Et le mot « amour » a hélas été trop galvaudé, le prononcer est souvent interprété comme une mièvrerie…Pourtant même les enfants d’animaux éprouvent ce sentiment, dans leur fragilité, dans leur confiance totale. Retrouver en nous cet « instinct », cette aspiration vitale, c’est l’ouverture du coeur, c’est le retour du fils prodigue à la maison du Père. C’est notre retour. Il se fait dans le coeur, pas dans la tête .

« Les paroles que je vous dis,
je ne les dis pas de moi-même;
mais c'est le Père qui demeure en moi
qui accomplit ses oeuvres. »

Reconnaître que le verbe nous habite et que chacune de nos idées, chacun de nos mots et chacun de nos actes est l’expression pure de l’amour Divin fait de chaque instant de notre vie une prière, c’est à dire l’expression de la Gloire de la création. Oui, tout est à nous, ce qui nous entoure est notre royaume, le Royaume hérité de notre Père. Nous sommes donc habilités à dire :

« Que ma volonté soit faite,
sur la Terre comme au Ciel. »

Notre règne s’accomplit. Ici et maintenant.
Et ce que nous constatons dans notre vie en cette instant précis est la manifestation de l’usage que nous avons fait jusqu’à présent du pouvoir dont  nous avons hérité.

AMEN!

Ici ce termine ce blog.
Il contient tout ce qu'il faut pour effectuer le RETOUR A SOI.
Que nos regards, nos paroles et nos actes restent au Service de la force.
Nous incarnons le Pouvoir de l'Amour.

Mésitons aujourd'hui sur cette simple affirmation :

"JE SUIS"

vendredi 24 octobre 2014

Leçon 13 : La fin de l’idolâtrie




Le principal obstacle que nous pouvons rencontrer dans la pratique de la prière, c’est la distance entre le Divin et nous, entre notre esprit et le Saint-Esprit. Nous avons assumé à travers des millénaires d’enseignement religieux biaisé une attitude intérieure qui crée en nous une séparation entre notre pouvoir originel et nous mêmes. Pour l'instant et jusqu'à ce que nous réalisions et vivions notre véritable Identité nous existons en état de "schizophrénie".

Quel est le résultat de cette fracture de notre esprit? C’est tout simplement que nous vivons dans un monde imaginaire que nous appelons "réalité", que nous croyons en des lois naturelles que nous avons imaginées  et que nous nous identifions à ce que nous ne sommes pas....C'est la seule cause de tous nos problèmes.

Nous croyons au mal, au péché, au malheur, à la maladie, à la mort, etc…et nos peurs se nourrissent et prospèrent sur ce terreau de fantômes. En fait, la vérité c’est que le mal n’est que l’absence de bien, le péché l’absence de lucidité, le malheur l’absence de bonheur, la maladie l’absence de santé et la mort, l’absence de vie…or l’absence c’est la non existence, c’est ce qui n’est pas, ce qui n’existe pas ne peut exister, c’est aussi simple que ça…

L’idolâtrie souvent fustigée dans la Bible comme l’un des péchés les plus graves, c’est tout simplement cette foi en des choses créées par l’homme et qui ne contiennent pas le souffle Divin. Demandons-nous : Est-ce que la mort contient le souffle Divin? Est-ce que la maladie contient le souffle Divin? Est-ce que le malheur contient le souffle Divin?

La réponse est une évidence mais nous avons étés habitués à penser comme des robots, à répéter comme des perroquets. Au fin fond de nos cellules nous avons tous intégré un mode de croyance qui nous coupe de notre source. Et pourtant, le monde extérieur nous enseigne la Voie…les rivières coulent toujours dans le même sens et elles finissent toutes par se perdre dans la mer…la pluie, les fleuves, l’eau du robinet et l’eau des océans ont tous la même nature originelle… tout coule dans le même sens, un seul sens, une seule direction…

Seuls les humains sont capables d’imaginer que les cours d'eau peuvent remonter leur propre courant… C’est ainsi que la croyance au mal et au diable peut être possible…Chaque fois que nous éprouvons la peur de quelque chose ou que par nos convictions nous accordons une validation à une limitation quelle qu’elle soit, nous rendons un culte à une idole construite de main d’homme : satan…La traduction du mot « satan » c’est « adversaire », imaginer l’existence d’un adversaire c’est rendre un culte à satan.

Dans la Bible cela est clairement exprimé par une phrase mise dans la bouche de Dieu « je suis ton seul adversaire… » Dans l’unité, il n’y a en effet pas d’autre pouvoir possible que le principe de Vie, le principe créateur. Tout problème, toute maladie, tout conflit, tout ce qui ressemble à de l’adversité sur notre route n’est pas créé pour nous éprouver, c’est juste l’extériorisation de nos propres croyances inconscientes. Cette extériorisation se produit naturellement parce que ce qui ne fait pas partie du système vital doit être rendu à son néant originel…

Pour cette raison, la « fausse adversité » doit revenir à notre conscience, repasser par le filtre de notre système de croyances et ce contenu ne peut être effacé que si notre lucidité nous permet de réaliser que ce « problème » que nous rencontrons n’est qu’une illusion. C’est la fameuse montagne à laquelle nous devons dire « Va et jette-toi dans la mer !».

Méditation :

Méditez 20 minutes sur l'énoncé suivant. Ne cherchez pas à le comprendre avec votre esprit logique. Laissez juste la phrase creuser son chemin en vous, comme un mantra 

"L'Éternel, m'a ouvert l'oreille, Et je n'ai point résisté "

mardi 14 octobre 2014

Leçon 12 : Le mystère du NOM Divin



Le plus grand mystère qui entoure les textes bibliques et la tradition judéo-chrétienne concerne LE NOM de Dieu. Sacré, imprononçable, tabou, LE NOM nous semble secret, impossible à atteindre et pourtant une lecture attentive des textes nous livre la clé du mystère, le "secret" est un secret ouvert.

Si l'on recherche le mot "NOM" dans l'Ancien et le Nouveau Testament on le trouve à de très nombreuses reprises:

"Mais le Seigneur lui dit: Va, car cet homme est un instrument que j'ai choisi, pour porter mon nom devant les nations, devant les rois, et devant les fils d'Israël"



"Simon a raconté comment Dieu a d'abord jeté les regards sur les nations pour choisir du milieu d'elles un peuple qui portât son nom"

Dans le langage courant, que signifie "Porter le nom de quelqu'un"? Nous portons en général le nom de notre Père. Le nom c'est la marque d'une filiation biologique. Lorsque nous nous présentons, nous le faisons en général en prononçant notre nom de famille. Mais en fait, à quelle famille appartenons nous vraiment?

"quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma soeur, et ma mère"

En fait il en est du "nom de Dieu" comme du Graal, notre recherche nous conduit très loin à travers des épreuves et des pérégrinations et au terme du voyage nous rentrons chez nous pour découvrir que l'objet de notre recherche a de tous temps été là, à portée de main...

Qu'y a t'il de plus intime que notre nom? C'est la définition même de notre identité. C'est par lui que nous nous reconnaissons, c'est pas lui que nous sommes appelés. Porter le nom de Dieu c'est donc clairement reconnaître que nous sommes des descendants de Dieu.

Cela n'est pas un argument pour alimenter et faire enfler notre "Ego" humain. Notre nom humain n'est que notre identité illusoire. Trop de gens pensent avoir réglé le problème lorsqu'ils disent "Je suis Dieu" ou "Nous sommes tous des Dieux". C'est une platitude et un contresens dangereux. Une platitude parce que ça ne change rien à la vie de ces personnes et un contresens dangereux parce que c'est une voie sans issue qui ferme la porte à la véritable pratique du nom Divin.

"Dieu" n'est pas un nom. "Jésus Christ" n'est pas un nom...Répéter le nom de "Dieu" ou de "Jésus Christ" n'avance pas à grand chose. Les Pères du déserts l'ont prouvé en se réfugiant dans la solitude, en se mortifiant, en essayant de renier la chair, en s'accusant de tous les péchés sans faire beaucoup avancer les choses.

"Seigneur Jésus, aie pitié de moi pécheur!"... 

C'est la roue du hamster...Le Principe Suprème ne nous a pas créés pour porter son nom afin que nous passions notre vie dans le désert et dans la pénitence à répéter une phrase comme des perroquets. Ce dieu là est le Dieu de la mort, pas le Dieu de la vie Eternelle.

Que pense le "Dieu de la vie éternelle" de nos pratiques religieuses?

"Qu'ai-je affaire de la multitude de vos sacrifices? dit l'Éternel. Je suis rassasié des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux; Je ne prends point plaisir au sang des taureaux, des brebis et des boucs.
Quand vous venez vous présenter devant moi, Qui vous demande de souiller mes parvis?
Cessez d'apporter de vaines offrandes: J'ai en horreur l'encens, Les nouvelles lunes, les sabbats et les assemblées; Je ne puis voir le crime s'associer aux solennités.
Mon âme hait vos nouvelles lunes et vos fêtes; Elles me sont à charge; Je suis las de les supporter.
Quand vous étendez vos mains, je détourne de vous mes yeux; Quand vous multipliez les prières, je n'écoute pas"

Peut-on être plus clair que cela? Ces paroles ont été délivrées au prophète Esaï qui aurait vécu au VIIIème siècle avant Jésus-Christ. En avons nous tiré les leçons? Les responsables religieux chargés de transmettre l’enseignement du Nom de Dieu ont ils vraiment compris ce texte qui est sans ambiguïté?

La colère de Dieu (s’il y a vraiment une colère de dieu) concerne un seul péché :

« Cieux, écoutez! terre, prête l'oreille! Car l'Éternel parle. J'ai nourri et élevé des enfants, Mais ils se sont révoltés contre moi.
Le boeuf connaît son possesseur, Et l'âne la crèche de son maître: Israël ne connaît rien, Mon peuple n'a point d’intelligence. »

A nouveau il faut faire appel aux textes pour rendre aux mots leur véritable « esprit ». Lorsque nous lisons « Israël ne reconnaît rien » nous devons nous demander ce que signifie en fait le nom « Israël ».

Ce nom apparaît pour la première fois dans la Bible pour désigner le nouveau nom de Jacob, fils d'Isaac et petit-fils d'Abraham, au moment où il traverse le gué de Yabboq (Genèse 32, 22-29) et s'y bat avec un ange qui lui dit : « Jacob ne sera plus désormais ton nom, mais bien Israël; car tu as jouté ( כִּי־שָׂרִית ) contre des puissances célestes et humaines et tu es resté fort. »

Jacob (Israël) a 12 fils qui sont à l'origine des douze tribus d'Israël et une fille (Dinah).
Ce mot désigne ensuite les Enfants d'Israël formant le peuple d'Israël, considéré dans la Bible comme le peuple élu pour porter et faire vivre la parole de Dieu.

Le « peuple élu » n’a rien à voir avec un peuple limité. Tout être qui comme Jacob face à l’ange est capable de vaincre les puissances "célestes" et "humaines" est élu. En fait, il est auto-élu puisqu’il a réalisé sa véritable Identité contre toutes les illusions qui tentent de lui faire croire qu’il existe des pouvoirs extérieurs (humains ou même célestes).

Il y n’y a qu’un pouvoir au nom duquel l’action est possible, c’est le pouvoir d’agir au nom de Dieu. C’est la reconnaissance du fait qu’il n’y a qu’un seul pouvoir et qu’il est en nous. Le nom d’Israël signifie  : « que Dieu se montre fort ». Autrement dit « Que la puissance divine se manifeste et triomphe », c'est la "gloire de Dieu". Etre vraiment enfants de Dieu c'est manifester cette gloire.

Méditation :

Méditez 20 minutes sur l'énoncé suivant. Ne cherchez pas à le comprendre avec votre esprit logique. Laissez juste la phrase creuser son chemin en vous, comme un mantra

« Que ton nom soit sanctifié, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel »

vendredi 10 octobre 2014

Leçon 11 : Vivre "en Dieu" consciemment



Pour que notre lecture de la Bible soit vraiment pratique et efficace, il est indispensable de réaliser que les deux « testaments » contiennent les « promesses » de Dieu faites aux hommes. Ces promesses peuvent toutes être résumées en une phrase : « Mon enfant , reconnais moi dans toutes les circonstances de ta vie, et dans la mesure où tu fais cela, dans la mesure où tu vis cela, tout ce qui est à moi est à toi ». Si nous avons foi dans les promesses de ceux que nous aimons, comment ne pas prendre à la lettre les promesses qui émanent du principe suprême.

La Bible est une sorte d’hologramme. C’est à dire que chacune de ses parties contient le tout. Une seule phrase peut suffire à toucher notre coeur. N’importe laquelle de toutes les promesses bibliques (prophéties) contient toutes les autres promesses  car elle conduit directement l’esprit au même endroit : à sa source. Où cette source peut-elle être découverte?

Lorsque nous lisons : « Mon enfant , reconnais-moi dans toutes les circonstances de ta vie, … » il faut prendre l’injonction au sérieux et nous souvenir d’un autre passage biblique qui dit : « le Royaume de Dieu est en vous ». Tout ce qui est à Dieu étant déjà en nous, il n‘y a rien de plus à découvrir à l’extérieur. La seule chose que nos prières peuvent faire c’est de nous permettre de « prendre conscience de ce qui est déjà là ». C'est le sens de «reconnais moi dans toutes les circonstances de ta vie, et dans la mesure où tu fais cela, dans la mesure où tu vis cela, tout ce qui est à moi est à toi ».

La prière efficace est toujours une prière de « reconnaissance ». En général, nous nous attendons à être exaucés dans le futur, comme si nous devions attendre le bon vouloir d’un être qui traiterait notre dossier à la manière d'un fonctionnaire. Le « Principe » Divin n’est pas un fonctionnaire et son bon vouloir nous est acquis d’avance puisque nous faisons partie de lui de la même manière que les rayons d'une roue et son moyeu sont indissociables. Le centre tourne et notre mouvement en dépend. Jésus ne déclare t’il pas avant même de commencer à prier « Je te remercie car je sais que tu m’exauces toujours ». Il n’y a donc pas de doute à avoir :

« Ne dites-vous pas qu'il y a encore quatre mois et la moisson viendra? Voici, je vous dis, levez vos yeux, et regardez les campagnes, car elles sont déjà blanches pour moissonner. »

"Levez les yeux!" Cela veut dire, ne vous laissez plus tromper par les apparences, ne vous focalisez plus sur vos problèmes et vous verrez que ce que vous demandez est déjà là. "Lever les yeux" c’est élever notre conscience vers l'invisible principe silencieux qui est partout. C’est cette élévation qui opère en nous le changement de plan qui permet aux « miracles » de s’accomplir.

Méditation : 

Méditez 20 minutes sur l'énoncé suivant. Ne cherchez pas à le comprendre avec votre esprit logique. Laissez juste la phrase creuser son chemin en vous, comme un mantra

"Tout ce qui est à moi est à toi »

dimanche 5 octobre 2014

Leçon 10 : l'Alliance avec l'Esprit Saint




"Hommes à la nuque raide, incirconcis de coeur et d'oreilles! Vous vous opposez toujours au Saint-Esprit. Ce que vos pères ont été, vous l'êtes aussi."

Cette citation décrit l'état de la plupart des hommes : rigidité de leurs croyances, refus d'ouvrir leur coeur et leurs oreilles. Ils attendent des "signes" pour croire...Ils affirment avec fierté : "je ne croirai que ce que je verrai..." Leur orgueil masque la loi...On ne croit pas lorsque l'on voit, on voit lorsque l'on croit...

Croire c'est s'accorder à la fréquence de la chose espérée, c'est devenir cela même à quoi l'on aspire. Si le peintre attendait de voir pour croire, les musées seraient vides et nous ne connaitrions pas la beauté des arts. Si les inventeurs et tous les novateurs avaient attendu de voir pour croire, nous en serions encore à l'âge de pierre...

La règle de base de toute création c'est de commencer par croire en ce qui semble ne pas encore possible...La croyance est le principe de base de la prière. Il n'est pas possible de prier si l'on ne croit pas. Il n'est pas possible d'être exaucé si l'on n'a pas avant même de prier, la certitude de l'être...

"Mon Père, je rends grâces de ce que tu m'as exaucé,... je sais que tu m'exauces toujours"

Nous attribuons souvent au mot croyance une signification limitée, nous imaginons que c'est une sorte d'option. Il y aurait ceux qui croient et ceux qui ne croient pas...La croyance serait en quelque sorte un luxe, une prise de position que les "non croyants" jugent comme une adhésion superstitieuse à un pouvoir illusoire...

Ce qui se disent "non croyants" et souvent fiers de l'être ne se rendent pas compte qu'il sont dans la position de quelqu'un qui se trouve dans une pièce obscure mais qui refuse d'allumer la lumière en prétendant que les interrupteurs n'existent pas....

"Vous vous opposez toujours au Saint-Esprit. Ce que vos pères ont été, vous l'êtes aussi."

Le "Saint Esprit" n'est pas extérieur à ce que nous sommes, c'est une partie de notre être. C'est la partie "opérative" de notre esprit sans laquelle rien ne peut se manifester. C'est la matrice de tous les rêves, la source de toutes les sagesses, de toutes les idées, c'est l'operating system de notre ordinateur interne. Sans une "alliance" avec le Saint Esprit nous sommes inpuissants et nos prières sont vaines.
Un superbe texte d'Emma Curtis Hopkins exprime très clairement l'esprit de cette Alliance. Asseyez-vous dans la solitude et dites avec foi et amour :

     Je fais alliance avec le Saint-Esprit pour ma vie, et je ne ferai rien pour préserver ma vie, ma vie est la vie de l'Esprit.
     Je fais alliance avec le Saint-Esprit pour ma santé, et je ne ferai rien pour préserver ma santé, ma santé est la santé de l'Esprit.
     Je fais alliance avec l'Esprit pour ma force, et je ne ferai rien pour ma force, ma force est la force de l'Esprit.
     Je fais alliance avec l'Esprit pour mon soutien, et je ne ferai rien pour mon soutien, mon soutien est la providence de l'Esprit.
     Je fais alliance avec l'Esprit pour ma défense, et je ne ferai rien pour ma défense, ma défense est la protection du Saint-Esprit.
     Je fais alliance avec l'Esprit pour la pensée parfaite de mon esprit, et je ne ferai rien pour mes pensées, mon esprit est la pensée de l'Esprit.
     Je fais alliance avec l'Esprit pour la justesse de mon discours, et je ne ferai rien pour mes paroles, mes paroles sont la voix de l'Esprit.
     Je ne ferai rien pour graver, enregistrer ou écrire ma vérité sur la terre, car mon témoignage est le témoignage de l'Esprit Saint. Je dis, comme l'a dit Job « mon témoin est dans les cieux et mon exemple vient d’en haut ».
     Je fais alliance avec l'Esprit pour mon chant de vie, et ne ferai rien pour ma joie, ma joie est la joie de l'Esprit.
     Je fais alliance avec l'Esprit pour que se révèle ma capacité et mon talent d’accomplir parfaitement toutes choses, et je ne ferai rien pour me perfectionner. Mon talent est la preuve de l’efficacité du Saint-Esprit, en accord avec cette déclaration de Jésus le Christ : «Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même, mais le Père qui demeure en moi, c'est lui qui accomplit ces oeuvres. "
     Je fais alliance pour mon jugement dans sa perfection, je ne ferai rien pour sa beauté  et je ne ferai rien non plus pour sa grandeur car l'Esprit est mon jugement.
     Je fais  alliance avec le Saint-Esprit pour mon amour, et je ne ferai rien pour aimer ou être aimé, car tout vient de l'Esprit Saint agissant maintenant avec une bonté irrésistible à travers moi.

Il vous sera ensuite facile  de déclarer du fond de votre cœur: «Je sais que mon Dieu agit maintenant avec moi, à travers moi et par moi, pour que s’exprime son omnipotence, son omniprésence et son omniscience. J'ai foi en Dieu. J’ai la foi de Dieu ».
 
Cette prière d’Alliance avec l’Esprit Saint qui est déjà en nous depuis la Création est destinée à renforcer notre foi dans l’influence de cet Esprit tout puissant sur tous les aspects de notre vie. La confiance absolue dans le fait que tout dans notre vie vient de l’amour inconditionnel et de l’omniprésence, l’omnipotence et l’omniscience de l’Esprit est une composante décisive de la PRIERE EFFICACE.

Il faut toutefois se souvenir de ce conseil : « Aide-toi et le ciel t’aidera ». A nos prières formulées ou non, l’Esprit répond toujours. Cela peut se traduire de différentes manières, souvent par des impulsions intérieures, une direction à prendre, l’envie de faire quelque chose ou au contraire l’impression de devoir attendre un meilleur moment avant d’agir. 

Dans tous les cas, l’alliance avec l’Esprit n’est pas une incitation à la passivité ou au fatalisme, c’est au contraire la foi dans une force invincible qui nous anime et qui nous guide irrésistiblement dans l’action, vers notre plus grand bien et pour l'harmonie de la Création toute entière.

Méditation :

Méditez 20 minutes sur l'énoncé suivant. Ne cherchez pas à le comprendre avec votre esprit logique. Laissez juste la phrase creuser son chemin en vous, comme un mantra

"Mon Père, je rends grâces de ce que tu m'as exaucé, je sais que tu m'exauces toujours"

mercredi 1 octobre 2014

Leçon 9 : « Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu »



L’exemple le plus intéressant donné par Jésus à propos de la prière est l’épisode de la résurrection de Lazare. Les détails de ce récit permettent d'apprendre comment procéder à travers l'exemple vivant qu'il nous offre.

Arrivé devant la grotte où repose le supposé "défunt", Jésus demande de retirer la pierre qui en bouche l’entrée (C’est ainsi que l’on ensevelissait les morts à l’époque). Marthe, l’une des soeurs de Lazare qui incarne « la pensée terrestre » (L’autre soeur, Marie, représentant la partie spirituelle de la pensée) prévient Jésus :
« Seigneur, il sent déjà mauvais car il est là depuis quatre jours ».

Cela peut sembler une « évidence » pour les humains mais Jésus ne voit pas les choses depuis le même plan. Il se moque de l'odeur et répond :  
« Ne t’ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ».
(Il fait visiblement allusion à un enseignement précédent. Il a donc déjà tenté de convaincre Marthe, mais celle-ci, comme la plupart d'entre-nous, n’a toujours pas compris la leçon.)

Jésus, lui, ne doute absolument pas. Il SAIT depuis le début. Lorsqu’il dit « si tu crois », l’emploi du verbe « croire » est bien plus fort que ce que nous l'imaginons. Pour lui la « croyance » est une certitude. Il sait que la mort n’existe pas. Il n’est pas abusé par les apparences. La pierre est encore là, il n’a pas encore vu Lazare, il n’a pas besoin de vérifier. Avant même le dénouement, il lève les yeux au ciel et dit :  « Père, je te rends grâces de ce que tu m’as exaucé ».

Sommes nous capables, en face d’une difficulté d’adopter la même attitude et de faire preuve de la même conviction? Sommes nous capables de commencer nos prières en remerciant d'avoir été exaucés?

Par cette démonstration de confiance absolue qui dépasse même la "confiance", Jésus nous enseigne l’attitude intérieure sans laquelle aucune prière n'a de sens. Pour que nos prières soient efficaces, nous devons SENTIR que nous sommes « dans le Père » et que "le Père est en nous".Ce n’est ni une ruse ni un moyen d’être exaucé, c’est la mise en action d'une loi aussi physique que la pesanteur.

Jésus n’a pas besoin de vérifier avant de remercier, il connaît le résultat d’avance. Il n'y a pas en lui la moindre place pour le doute. Rappelons- nous ces paroles à ses disciples, peu de temps avant la crucifixion:

«  Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus; mais vous, vous me verrez, car je vis, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous »

Jésus ne découvre pas, il n’explore pas, il n'implore pas, il agit en connaissance de cause. Pour lui, la mort de Lazare n’est qu'un phénomène d'hypnose collective : dans sa conscience, la réalité c’est qu’il n’y a pas de maladie, d’infirmité ou de mort. C'est pour cela que lorsque’il remercie Dieu, il le fait a priori et n’est pas un vrai remerciement :
« je l'ai dit à cause de ce peuple, qui est autour de moi, afin qu'il croie que tu m'as envoyé »

Pour résusciter Lazare, quelle est la seule prière formulée par Jésus?

 « Il cria à haute voix : Lazare, viens dehors!"

Résultat :

" Et le mort sortit… »

C’est un ordre. Identique à celui du Créateur au cours de la Genèse :

« Que la lumière soit! Et la lumière fut. »

C’est la démonstration directe du principe : « Demande et il te sera donné ».

 Jésus Christ n’est pas venu nous prouver qu’il était exceptionnel, il est venu démontrer par l’exemple que nous sommes tous par nature « exceptionnels ». N'oublions pas que le Père nous a créés à son image et à sa ressemblance. L'exemple du "pouvoir" miraculeux de Jésus est la preuve vivante de ce pouvoir. "Demander en son nom" c'est agir comme il agit, tout simplement...


Méditation :

Méditez 20 minutes sur l'énoncé suivant. Ne cherchez pas à le comprendre avec votre esprit logique. Laissez juste la phrase creuser son chemin en vous, comme un mantra :

« Ne t’ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ».